Diplomatie

Gabon et Togo s’allient pour la formation des agents des régies financières

Le Gabon et le Togo ont officialisé ce mercredi un accord de coopération visant à renforcer les capacités des fonctionnaires des régies financières. Lors d’une cérémonie à Libreville, les deux gouvernements ont signé un protocole d’accord établissant un programme complet d’échanges. Dans un premier temps, celui-ci ciblera les agents des directions générales des impôts et des douanes, afin de consolider leur expertise technique. Par ailleurs, des formations conjointes seront organisées, notamment dans les domaines de la fiscalité et de la lutte contre la fraude. 
‎Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale de modernisation des administrations fiscales en Afrique centrale et de l’Ouest, tout en illustrant la montée en puissance des collaborations sud-sud.

‎Le ministre gabonais de l’Économie et des Finances, Henri Claude Oyima, a souligné que «  ce partenariat permettra non seulement un partage de bonnes pratiques, mais aussi une harmonisation progressive des méthodes de travail ». De fait, cette coopération répond à un double objectif : renforcer l’efficacité des administrations tout en facilitant les échanges économiques entre les deux pays. 

‎Une coopération aux multiples dimensions

‎Si cet accord s’articule principalement autour de la formation, il s’accompagne également d’une volonté d’harmoniser les procédures douanières. En effet, le Gabon et le Togo entendent aligner leurs standards sur les normes de la CEMAC et de l’UEMOA, ce qui devrait fluidifier les transactions transfrontalières. Dans cette optique, une première session de formation est prévue à Lomé dès le mois prochain, axée sur les nouvelles technologies de gestion fiscale. 

‎Toutefois, certains observateurs soulèvent des défis potentiels, en particulier en matière de compatibilité des systèmes informatiques. De plus, la pérennité des échanges devra être assurée au-delà des premières formations, sans quoi l’impact réel de ce partenariat pourrait rester limité. 

‎Perspectives et prochaines étapes


‎À court terme, un comité de suivi mixte sera mis en place pour évaluer régulièrement les progrès accomplis. Par ailleurs, des discussions sont déjà en cours pour élargir ce dispositif à d’autres pays de la sous-région, renforçant ainsi les synergies en matière de gouvernance financière. 

‎En définitive, ce partenariat illustre une tendance croissante en Afrique : le recours à des solutions locales pour répondre aux défis administratifs et économiques. Reste à savoir si cette collaboration gabono-togolaise servira de modèle pour d’autres initiatives similaires sur le continent. 


‎Roger BIÈRE
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